Désigné 4 fois meilleur arbitre du championnat Belge, Jérôme Efong Nzolo (JEN) n’aura jamais perdu de vue le développement sportif de son Gabon natal. Dans une posture de « futur président de la fegafoot, il répond aux questions de i24gabon.

Vous êtes peu connu du milieu du sport gabonais, pourtant vous avez une brillante carrière internationale en qualité d’arbitre international. Pouvez-vous nous parler de vous ?

Bonjour et merci de l’intérêt que vous accordez à ma modeste personne. Peu connu du milieu du sport gabonais ? Je dirai plutôt que c’est un euphémisme. Jérôme EFONG NZOLO n’est pas le fruit d’une génération spontanée, je ne tombe pas du ciel. Je suis bel et bien Gabonais, de père et de mère, originaire de la province du Woleu Ntem, par Bitam. Je suis né au Gabon, j’ai fait mes études primaires et secondaires au Gabon, j’ai même démarré ma carrière d’arbitre au Gabon. Il se trouve simplement qu’après l’obtention de mon bac au Lycée Technique National Omar Bongo, j’ai bénéficié d’une bourse d’études pour la Belgique. Tenant absolument à poursuivre cette carrière d’arbitre parallèlement à mes études supérieures, j’ai du reprendre l’arbitrage au point zéro afin de me conformer aux exigences du pays.  Au fil des années et de la pratique, j’ai réussi à marquer ma présence dans le milieu du football en tant qu’arbitre, aussi bien en Belgique qu’en Europe et ce, par mon professionnalisme. C’est d’ailleurs en rapport avec cette rigueur professionnelle, cet esprit d’abnégation, que j’ai été honoré 4 fois comme meilleur arbitre en Belgique. C’est d’ailleurs sur la base des mêmes critères que j’ai été désigné en aout 2013 par la France, pour venir arbitrer à Libreville le match PSG-Bordeaux comptant pour le Trophée des champions. Rentré au Gabon, j’ai exercé au Ministère des Sports, durant deux ans, comme Conseiller en charge des Fédérations sportives.  Actuellement je suis Conseiller du Ministre du Travail en charge du suivi national de l’emploi. Voilà ! J’espère avoir répondu à votre préoccupation.

Candidat au poste de Président de la Fegafoot, qu’est ce qui vous a motivé à briguer la Présidence de cette Fédération ?

L’amour que j’ai pour mon pays et ce que mon pays a fait pour moi. Je suis  fils de prolétaire et je ne m’imaginais pas aller en Europe un jour pour poursuivre mes études. La preuve, lorsque j’apprends qu’une bourse d’études m’a été accordée, j’étais en train d’arbitrer un tournoi de football à Akiéni. Mon pays le Gabon m’a donné cette opportunité. J’y suis allé, j’ai travaillé, j’ai acquis une expertise, j’ai côtoyé les sommités du football mondial, je me suis battit un tissu relationnel d’une certaine densité. Quoi de plus normal que de vouloir mettre tout cela au service de mon pays qui m’a tout donné ? Ne pas le faire, pour moi, serait comme une trahison envers mon pays. Voila ma motivation.

Le football gabonais connait beaucoup de difficultés. Il est fréquent de voir des compatriotes briller dans des clubs étrangers alors que l’équipe nationale sombre dans un avenir incertain. Que proposez-vous pour hisser haut le football du Gabon ?

Pour redonner au football gabonais ses lettres de noblesse, on peut proposer beaucoup de choses. Mais tout cela repose sur une parfaite organisation et beaucoup de transparence. Le chantier est vaste et je vais essayer de vous donner les grandes lignes. Il faut restructurer les organismes sportifs nationaux, notamment les sous ligues, les ligues provinciales, la ligue nationale et même la fédération. Ensuite, restaurer ces démembrements de la fédération dans leurs prérogatives afin qu’ils jouent pleinement leurs rôles. Leurs octroyer des moyens de fonctionnement et du matériel sportif adéquat. Le relèvement du football gabonais passe aussi par la formation. Il faudra renforcer les capacités des acteurs du football. Une bonne organisation de compétitions statutaires Hommes et Dames et ce, pour toutes les catégories. Tout cela ne pourra se faire sans mettre au cœur de ce vaste chantier, la bonne gouvernance. C’est un gage d’obtention de performances sportives. Je vous ai dit que le programme est vaste et je viens de vous en donner les grandes lignes.  Je demeure convaincu qu’en appliquant cette nouvelle donne dans le management sportif de notre football, le Gabon pourra se hisser  au rang des grandes nations du football.

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