Au moment où les populations vulnérables du deuxième arrondissement de la commune d’Owendo, à l’instar de celles du reste du Gabon, continuent de crier à la famine en raison du ralentissement de l’activité économique dicté par la pandémie de la Covid-19, la mairesse d’Owendo a décidé de stopper la distribution du don de denrées alimentaires et de produits d’hygiène de Noureddin Bongo Valentin. Sans aucune explication, plusieurs tonnes de vivres sont stockées depuis près de deux semaines dans les locaux de la mairie de cet arrondissement.

Il faut rappeler que contrairement aux autres communes du Gabon, à Owendo, Jeanne Mbagou s’était arrogée l’opération de distribution de ce don au détriment du député et du maire de l’arrondissement réduits tous deux, pour l’occasion, au rôle d’accompagnateurs.

Pourtant dans sa correspondance datée du 21 avril 2020, adressée à Faustin Boukoubi, président de l’Assemblée nationale, le coordinateur général des affaires présidentielles est précis : « (. . .) A cet effet, seront remis à votre disposition pour une répartition équitable entre l’ensemble des des 143 Députés constitutifs de votre institution, de dans les meilleurs délais, et pour une distribution aux populations de leurs sièges respectifs, des denrées alimentaires (. . .) Cette distribution devra se faire en collaboration avec les Maires des communes et arrondissements concernés ».

Selon les observateurs de la vie politique de cette partie du Gabon, cette attitude de Jeanne Mbagou traduirait sa volonté de toujours garder la main sur la très juteuse commune d’Owendo en torpillant l’action de nouveaux leaders politiques, pour empêcher ainsi leur éclosion. Ce qui expliquerait qu’elle s’empare de l’opération de distribution du don du coordinateur général des affaires présidentielles, qui aurait dû échoir au député de l’arrondissement, en collaboration avec le maire du même arrondissement.

« Elle veut être la seule personnalité politique d’Owendo à être visible à travers les médias et les réseaux sociaux pour faire croire aux plus hautes autorités qu’elle seule mouille le maillot dans la commune », précise une source.

Pour l’heure, les populations fragiles de cette partie du Gabon s’impatientent et continuent d’attendre la reprise de l’opération.

Philippe Nzamba

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