Addax Petroleum  Gabon, ne va plus bientôt existé. Ses actifs onshore et offshore, de même que ceux du Nigéria, seront liquidés par son propriétaire Sinopec selon l’Agence France Presse AFP. Le groupe pétro-gazier chinois aurait déjà «embauché» BNP Paribas, pour l’aider à mener à bien les futures transactions dans les deux pays, croit savoir le site Businesslive.co.za.

Au Gabon, la situation de la filiale de Sinopec est  plus que critique . En plus de la crise actuelle, les rapports entre l’Etat gabonais et Addax Petroleum ont fréquemment été éclaboussés par le comportement mafieux des dirigeants gabonais dans une gestion calamiteuse des   affaires (non-paiement de la TV, faux comptage des barils). A chaque fois, l’opérateur chinois avait été contraint de sortir son chéquier, à l’exemple des 400 millions de dollars (environ 200 milliards de francs CFA) versés au pays pour récupérer le gisement d’Obangue, réquisitionné en 2013.

L’AFP rappelle que l’ensemble des efforts faits, ces 8 dernières années, d’actifs à l’étranger par de grands groupes pétroliers chinois «avait pour but de gonfler leurs réserves d’énergie et de répondre à la demande future de la Chine». Seulement, depuis plus de trois ans, la crise de l’industrie pétrolière mondiale aidant, leurs ambitions ont fortement été revues à la baisse et leurs espoirs douchés par un prix du baril qui stagne à environ 27 dollars depuis 2014.

Face à la crise, Sinopec ne souhaiterait plus garder en Afrique que ses actifs au Cameroun. D’autant plus que ces derniers mois, des tensions sont nées au Nigéria, où des installations d’Addax Petroleum ont été endommagées par des manifestants. Dans ce même pays, des responsables de la société, Yi Zhang (le directeur exécutif) et Guus Klusener (le directeur juridique), ont récemment été accusés d’entretenir des liaisons douteuses avec les autorités.

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