Il y a quelques jours, dans un supermarché, j’ai entendu une dame âgée disant devant un plat à 3000 Fcfa : « C’est trop cher pour moi. » Des enseignants m’ont confié que de jeunes enfants paraissaient le matin à l’école pâles et affaiblis. Ils n’avaient pas pris de petit-déjeuner. Négligence ? Non, pauvreté. D’autres, nombreux, adultes et enfants, se nourrissent de féculents parce que ce n’est pas cher, sans parler de ceux qui « sautent un repas » parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’en offrir deux. Comment pourrait-il en être autrement chez ceux qui, habitant en ville, ont une retraite de 70000 Fcfa par trimestre ?

En face de cette pauvreté que subissent dans le silence des braves gens, adultes et enfants du Gabon, on constate le formidable gaspillage de l’argent public par les responsables qui, de pseudo-PDGistes, gouvernent le Gabon, eux, dans le plus grand confort, mettant en œuvre avec entrain la préférence étrangère.

Combien de milliards francs ont-ils été dilapidés en pure perte dans ce qu’on appelle la « politique de la ville ». Grâce à cette politique, on a aujourd’hui 370 zones de non-droit, livrées à l’anarchie ? . Oui, le Gabon en 2018 est un pays où des Gabonais ont faim et ils ont honte de l’avouer.

Le système est néanmoins solide parce que ceux qui en profitent se réservent le pouvoir politique et médiatique qui condamne tous ceux qui ne veulent penser, dire, et agir comme il faut. La presse est, en effet, comme chacun le sait, largement subventionnée par l’argent public. Les mal-pensants, et a fortiori les mal-disants, sont des blasphémateurs à exclure de la société, en les maintenant dans un état permanent d’indignité nationale.

Lorsque, dans quelques décennies, notre pays sera un État en anarchie africaine et musulmane, la minorité des vrais Gabonais aura disparu, laissant la place à la soumission pour les survivants du socialisme, de l’égalitarisme et de la misère à partager.

Est-il encore temps de mettre fin à l’œuvre destructrice de ces gens-là ?

Il serait instructif de poser la question à Ali Bongo qui, en guise de cadeau pour 2018, ajoutera quelques milliards de francs supplémentaires de prélèvements obligatoires aux très nombreux milliards de francs de prélèvements déjà acquittés par les ménages en 2017, laissant apparaître 18 milliards d’augmentation par rapport à 2016 !

On voit qu’on est loin des 60 milliards de francs de baisse de dépenses publiques et des 20 milliards de baisse annoncée des prélèvements obligatoires

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