La crise financière actuelle révèle une propension à désigner les véritables auteurs, qui sont systématiquement les « puissants », qu’ils soient des acteurs économiques (banques), politiques ou institutionnels. Marie Madeleine Mborantsuo ouvre le bal avec des motifs très accablants : escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, sont autant des faits qui lui sont reprochés par le Parquet national financier de Paris. C’est un exemple parmi tant d’autres car, la liste est longue.

La polémique des « biens mal acquis » a livré sur son plateau, l’actuelle président de la Cour constitutionnelle du Gabon, Marie Madeleine Mborantsuo comme véritable délinquante financière. Depuis le règne d’Omar Bongo Ondimba jusqu’à celui de son fils, le mécanisme de déresponsabilisation a toujours été l’art de prédilection de la présidente de la cour constitutionnelle qui «possède jusqu’à 19 comptes bancaires dans divers établissements, notamment à Monaco et au Liban. Entre 2001 et 2014, elle a procédé à d’énormes dépôts et retraits d’argent, souvent en espèces».

Voici la théorie du complot qui se traduirait par l’oppression du « vrai peuple » en donnant un signal sans détour de l’imaginaire populiste, où les vérités sont transformées en autant d’ennemis. La tentation prospère, selon laquelle la démocratie « c’est ce qui ne me regarde pas mais que les autres paient. », ou encore que « Nous voulons tout contrôler mais sans être lié par quoi que ce soit. »
Combien de temps encore les politicards cumulards continueront-ils de mentir pour prolonger l’agonie du peuple gabonais pendant qu’ils réalisent tranquillement leur fantasme masturbatoire ?

Laisser un commentaire

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici