Présentés devant la Cour Criminelle Spéciale (CCS) ce mardi 24 juillet 2018, l’ex Direteur Général des douanes et droits indirects, Alain-Paul Ndjoubi et l’ancien chef de service Jean-Bernard Ngalibika devront attendre la délibération prévue le jeudi 26 juillet 2018, pour savoir si les 5 ans de prison requis contre eux par le ministère public seront maintenus.

Au vue des chefs d’accusations retenus contre Alain-Paul Ndjoubi et Jean-Bernard Ngalibika qui ont comparu ce mardi à la Cour criminelle de Libreville devant la juge Paulette Ayo Akolly en charge de l’affaire, le ministère public a, au terme de l’audience, requit contre les deux hommes, 5 ans de prison dont 4 ans avec sursis.

Accusés d’avoir détourné près de 100 millions de francs CFA, versés par la société EGCA-Satram en guise d’avance sur une amende à la suite d’un redressement, la Cour criminelle spéciale a reconnu que le prévenu Alain- Paul Ndjoubi aurait déjà procédé au remboursement intégral de la somme querellée. Un acte qui serait peut-être à l’origine de la clémence dont a fait preuve le ministère public lors de ce procès.

Revenant sur le remboursement des fonds détournés, Me Gey Charles, l’un des avocats de l’ex patron des Douanes a déclaré : «Mon client a remboursé cet argent non pas parce qu’il se sent coupable, mais pour montrer sa bonne foi dans cette affaire». Des propos confirmés par l’intéressé lui même qui aurait expliqué au juge les raisons de son acte et en quoi cet argent a servi. «Il a été utilisé pour les besoins de fonctionnement des services de mon administration et le financement de certaines missions» a-t-il indiqué.

Dans tous les cas, la délibération a été renvoyée pour le jeudi 26 juillet 2018 prochain. Date à laquelle les deux « criminels financiers » seront définitivement statués sur leurs sorts.

Daisy Ntongono

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