Après avoir auditionné Jean Rémy Yama le lundi 6 août 2018 dernier, au sujet de la plainte déposée par ce dernier contre le gouvernement au nom de la confédération syndicale Dynamique Unitaire, c’est au tour du gouvernement de se présenter ce mardi 7 août 2018 devant le juge constitutionnel pour répondre et s’expliquer sur les accusations portées contre lui par cette formation syndicale.

La plainte déposée par la confédération syndicale Dynamique Unitaire contre le gouvernement gabonais à la Cour constitutionnelle vise à permettre, selon le président de cette confédération, de faire comprendre à cette institution les raisons qui ont motivées le gouvernement à initier les mesures d’austérité jugées humiliantes par les fonctionnaires d’une part, et savoir si cette décision est conforme à la loi, d’autre part.

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«La loi 0000016/PR/2018 du 23 juin 2018 n’a pas été ratifiée par l’Assemblée Nationale, conformément à l’article 52 de la Constitution. Et les mesures d’austérité n’ont aucun support juridique, donc pour nous il n’y a aucun doute du fait que la Cour puisse constater l’illégalité de ces deux initiatives du gouvernement et demandera qu’elles soient purement et simplement annulées», a déclaré Jean Rémy Yama, à la sortie de son audience le lundi dernier.

Attendu ce mardi 7 août 2018 à la même Cour, le gouvernement devra quant à lui répondre des accusations portées à son encontre et s’expliquer sur la loi n°0000016/PR/2018 du 23 juin 2018 portant modification, suppression et complétant certaines disposition de la loi1/2005 du 4 février 2005, portant statut général de la Fonction publique et sur les mesures d’austérités engagées par les autorités.

Contestant avec la dernier énergie ces mesures, le président de Dynamique Unitaire entend aller jusqu’au bout de son action et assure que «si par le plus grand des hasards, la décision ne nous est pas favorable, d’autres mesures seront entreprises pour faire plier les autorités et les amener à revoir leur projet», a-t-il conclu.

Daisy Ntongono

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