Arrivée au service juridique de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF), par le truchement de feu Alexandre Gandou, à l’époque président de cette institution et ami de l’ancien ambassadeur et ministre gabonais Paul Bunduku-Latha, le parcours académique de Danielle Bunduku-Latha est aujourd’hui mis en cause par ses collègues.

Selon nos informations, depuis cinq ans que cette dernière a intégré cette prestigieuse institution, elle est à ce jour la seule à avoir fourni dans son dossier qu’un acte de naissance et un simple CV. Pourtant, « la procédure comme toutes les institutions sérieuses est de fournir lors de la signature du contrat de recrutement tous les diplômes qui figurent sur le CV », indique un cadre de l’institution. Une situation qui fait déjà grand bruit dans les couloirs de la COSUMAF même si aucun employé n’a encore eu le courage de soulever cette question auprès de l’actuel président de ladite institution. Certainement par peur de représailles.  Danielle Bunduku-Latha « entretiendrait une relation peu commode avec le président de l’institution », précise notre source.

D’ailleurs, « après avoir brillée par une incompétence avérée au service juridique où elle a été recrutée, le président de notre institution a vite fait de la nommer comme chef de son cabinet. Je puis vous assurer que durant les années passées à son service d’origine, elle n’a jamais traité un seul dossier », poursuit la même source.

Sur le Curriculum Vitae de cette dernière, il est clairement mentionné qu’elle est détentrice d’un Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) obtenu à l’école d’avocats de la faculté de droit de l’Université de Bordeaux. Ce qui a poussé certains de ses collègues de passage dans cette ville à vérifier l’authenticité de son parcours académique. Des recherches qui se sont avérées infructueuses d’autant plus que les services de cette école n’ont aucune trace du diplôme d’avocat de Danielle Bunduku-Latha.

Plus inquiétant, au moment où le poste de Secrétaire Général de la COSUMAF va revenir au Gabon, selon le principe de rotation de la CEMAC, il se murmure déjà que le ministre gabonais en charge de l’Economie Régis Immongault s’apprête à désigner cette dernière avec qui, il entretiendrait une relation extraprofessionnelle pour occuper ce poste. Ladite désignation aura lieu le 21 décembre prochain au Cameroun.

En désignant celle qui usurpe depuis des années le grade d’avocat à ce poste, Régis Immongault va définitivement faire du Gabon la risée de tous les pays membres de la CEMAC. Une posture qui ne saurait être en phase avec la vision du chef de l’Etat gabonais qui prône l’excellence en tous lieux. Et ce, après les déboires, il y a quelques années de plusieurs Gabonais en service au sein des institutions sous régionales.

Nous y reviendrons.

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