En construction depuis quelques mois, grâce au financement d’un généreux bienfaiteur, la route Angondjé château – Angondjé cambuse s’est considérablement affaissée dès les premières pluies et plusieurs nids-de-poule ont fait surface avant même la livraison du chantier, au point que les riverains s’interrogent sur l’expertise du Consortium International des Travaux Publics (CITP), société adjudicataire et propriété de Seydou Kane, homme d’affaires très controversé d’origine malienne.

« C’est inadmissible ! C’est un véritable travail d’amateur! », s’exclame un habitant du quartier Angondjé cambuse. Les travaux de construction en pavés de l’axe Angondjé château – Angondjé Cambuse ne sont pas arrivés à leur terme que des nids-de-poule ont apparu dès les premières pluies. En plus de la formation de ces derniers, il est impossible d’y rouler paisiblement, tant les pavés ont été très mal posés. Il suffit d’y faire un tour pour se rendre compte de son instabilité. On y est autant secoué que sur une piste d’éléphants. Une désillusion pour les habitants de cette partie de la commune d’Akanda pour qui, la construction de cette route avait pourtant sonné comme la fin d’un calvaire.

Selon plusieurs sources, le Consortium de Seydou Kane ne serait pas à son premier coup. Protégé de Maixent Accrombessi du temps où il était Directeur de cabinet d’Ali Bongo, Seydou Kane s’est taillé la part du lion dans l’attribution des marchés publics durant plusieurs années ; et à chaque fois, la qualité de leur exécution était remise en cause. Plusieurs chantiers inachevés à ce jour seraient son œuvre, malgré qu’il aurait perçu la totalité des financements.

Devenu persona non grata après la descente aux enfers de son ancien mentor, Seydou Kane et ses entreprises ont curieusement refait surface depuis quelques mois. Fait étonnant, l’homme d’affaires aux nationalités multiples semble ne pas avoir mis à profit cette période de vaches maigres pour améliorer l’expertise de ses entreprises. La qualité des travaux est restée la même, médiocre.

Mieux, il semble se tromper d’époque. S’il est vrai qu’un laxisme s’était installé dans le suivi des chantiers de l’Etat au premier septennat d’Ali Bongo, aujourd’hui les nouvelles autorités plus pragmatiques se montrent intransigeantes. Ce qui pourrait de nouveau très vite « black-lister » le milliardaire devenu.

Si le Consortium International de Travaux Publics peut encore se permettre de « bâcler » des travaux financés par un généreux bienfaiteur privé, qu’en est-il des nombreux marchés publics qui lui ont été récemment attribués?

Patrick Montalier

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