Le Conseiller politique du Président de la République dans les locaux de son bureau du palais de la présidence.

Candidat au poste de membre du bureau politique du PDG, parti auquel il a récemment adhéré après sa démission du CLR où il occupait le poste de vice-président, Eloi NZONDO, celui que l’on surnomme « le fils du pays » du fait de sa très grande popularité dans tous les coins et recoins du Gabon est sans doute l’un des hommes politiques les plus adulés de sa génération.

Un haut cadre du cabinet présidentiel raconte comment alors qu’ils étaient en mission dans la province du Woleu-Ntem, ils avaient été surpris qu’Eloi NZONDO qui les accompagnait à cette mission sur demande d’Ali BONGO ait été l’objet de toutes les attentions dans tous les villages où la délégation séjournait. « Partout où nous sommes passés, c’était Eloi par ci, mon fils par là. Les femmes sortaient des cuisines en courant pour le saluer avec des cris de joie et des présents au point où nous avions du mal à quitter les différents villages. Au grand étonnement de toute la délégation ». Explique ce haut cadre originaire du Woleu-Ntem. « Même nous qui sommes fils de la province, personne ne faisait attention à nous ». Poursuit-il.

Depuis plusieurs semaines et sur instructions du Président du Parti Démocratique Gabonais, Ali BONGO ONDIMBA, se tiennent des congrès provinciaux préparatifs du futur congrès national de ce parti de masse.

A la veille du congrès provincial de l’Estuaire, tout y passe: corruption, achat des consciences et toutes sortes de manoeuvres dilatoires. Des voix s’élèvent contre la volonté des militants de base pour barrer la route à Eloi NZONDO.

 Si pour certains caciques « il est inadmissible qu’un nouveau venu soit élu membre du bureau politique », pour un autre hiérarque de l’Estuaire qui admire « le courage et la popularité » d’Eloi NZONDO, il est  « hors de question qu’il occupe le poste de membre du bureau politique au 1er siège du 3ème arrondissement de Libreville ».

Une attitude que l’on peut déjà qualifier d’antidémocratique et rétrograde au sein d’une formation politique qui entend redorer son image et insuffler un souffle nouveau en son sein en renouvelant sa classe dirigeante à l’occasion de ce futur congrès.

Mais c’est sans compter sur la détermination des militants de base, seuls habiletés à choisir dimanche prochain au jardin botanique les futurs dirigeants de leur parti pour le compte de la province de l’Estuaire.

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