Toute la caste jacassant, des renégats aux ordres des meurtriers du Parti Démocratique Gabonais (PDG), n’a que le mot de « recomposition » à la bouche. Cela fait si longtemps que cette recomposition est attendue qu’ils n’aillent pas bouder leur plaisir. Mais la recomposition dont il est question en ce moment laisse un goût d’inachevé.

Pour le moment, la recomposition est essentiellement centrée… sur des cibles bien identifiées !

Tout le monde se gargarise de l’admirable arrivée du non moins admirable Brice Laccruche Alihanga à la tête du cabinet de la présidence du bord de mer.  Mais alors ne nous rebattez pas les oreilles du renouvellement et d’une « autre façon de faire de la politique » !

« Brice Laccruche Alihanga n’a-t-il pas manifestement été imposé à la tête du cabinet de la présidence du Gabon par un membre de la famille présidentielle, selon les plus anciennes traditions de la  République gabonaise ?», s’intérroge un proche d’Ali Bongo Ondimba.

Bref, tout cela semble un peu combines, vieilleries frauduleuses comme à l’accoutumée. Rien à voir avec un renouvellement normal d’une classe politique.

Dans le même temps, Alain Claude Bilie By Nze propose une recomposition à Ali Bongo Ondimba, basée sur la fondation d’un parti, fuyant, paraît-il, l’effrayante « dérive  » de la galaxie Jean Ping.

On ignore si M. Bilie By Nze est sincère dans ses déclarations. Beaucoup craignent qu’il soit simplement opportuniste et qu’il ne tienne ces discours de fermeté que pour séduire la base avant de la trahir une fois élu, comme naguère Ali Bongo Ondimba.

Il est d’ailleurs ahurissant que ce congrès qui aura lieu au mois de décembre suscite déjà les craintes les plus graves. Les positions se radicalisent au sein du parti au pouvoir. D’un coté, les partisans du moindre effort (PMA), éternels indéboulonnables parce qu’ils fréquentent les marabouts les plus hostiles du Gabon se préparent pour conserver leurs intérêts. De l’autre coté, la colonie migratoire venue droit de l’autre coté de l’opposition ne va pas se laisser faire. Ils veulent aussi s’imposer. Le combat s’annonce rude.

« Le parti présidentiel est en désordre aujourd’hui. Vous a vu toutes les frondes qui sont issues de ce parti. Ce qui fait qu’il a besoin de se mettre en ordre de bataille pour aller aux élections législatives », estime un cadre du Parti Démocratique Gabonais.

Le président de la République et président du Parti Démocratique Gabonais (PDG) promet de condamner fermement les guerres de positionnement qui minent certaines structures de son parti. Selon une source proche du pouvoir, Ali Bongo Ondimba a annoncé des sévères sanctions contre tout responsable qui travaille à faire perdre le parti.

Selon la même source, C’est un Ali Bongo Ondimba très remonté contre les guéguerres et autres crises de leadership qui minent certaines structures de son parti : «la violence, l’insolence, l’insouciance seront combattues férocement et je mettrai les dispositions qu’il faut pour que tous les responsables, jeunes ou adultes qui travaillent à faire perdre le parti, soient sévèrement punis et sanctionnés».

« Mais, après tout, nous ne regretterons pas ces braves gens qui ne cessent de donner des leçons de morale à tout le monde, bien capitonnés dans leurs cossus bureaux librevillois », s’insurge un doyen du parti.

A quelques mois des élections législatives, la recomposition du ­parti au pouvoir reste floue. Car si le pouvoir d’attraction du PDG ­permet d’envisager une majorité forte, rien ne confirme qu’il fonctionnera en ­pratique, quand les transfuges de l’opposition devront travailler main dans la main.

Ce ne plus un secret, le Parti Démocratique Gabonais ne forme plus une seule structure pour défendre l’intérêt général. Si certains « Pdgistes » reçoivent des ordres différents et contradictoires, alors, la suite est qu’une catégorie de « Pdgistes » se sent discriminés de ce parti et s’attendent à des malheurs qu’ils vont rencontrer suite à des montages contre eux.

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