Ike Ngouoni Aila Oyouomi, Porte-Parole de la présidence de la République gabonais, le 19 août 2019 lors de sa conférence de presse au palais du bord de mer. © I24GABON

La traditionnelle conférence de presse du Porte-Parole de la présidence de la République s’est tenue ce lundi 19 août 2019 au palais du bord de mer à la salle habituelle, après les festivités commémorant l’indépendance du Gabon.

Dans le propos luminaire de Ike Ngouoni Aila Oyouomi, plusieurs point ont été évoqués notamment les cérémonies liées à la fête de l’indépendance, l’hommage rendu au père de la Nation, le président Léon Mba, et surtout le décryptage du discours, long et dense, du Président de la République Ali Bongo Ondimba, qu’il convient a convenu d’analyser en termes de développement territorial, de Transgabonaise (un projet hyper-structurant, concret et immédiat, qui illustre l’importance donnée aux infrastructures utiles), d’emploi, de formation; le bilan des réformes un an après leur mise en œuvre, la lutte contre la corruption et enfin la mise en œuvre d’un nouveau code pénal et ses implications.

Abordant le point le plus récent qui a fait la une de l’actualité, c’est à dire la commémoration du 59ème anniversaire de l’indépendance du Gabon, Ike Ngouoni a honoré l’initiative: » De fait, le coup d’envoi en a été donné le 16 août avec le traditionnel hommage rendu par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Ali Bongo Ondimba, au premier Président de la République gabonaise, feu le Président Léon Mba. Le chef de l’Etat a tenu à ouvrir les commémorations liées à notre indépendance en fleurissant la tombe de celui qui est le père de la Nation gabonaise. Un acte fort, hautement symbolique, qui doit être lu comme une volonté d’unité. Unité de notre pays par-delà sa diversité, unité de notre Histoire qui est un continuum. C’est dans ce même esprit que Son Excellence le Président de la République, Monsieur Ali Bongo Ondimba, a souhaité réunir certains membres de la famille de feu le Président Léon Mba à l’occasion de cette cérémonie. Une famille dont il a salué les membres présents un par un à l’issue de la cérémonie. Ici aussi, c’est un symbole fort d’unité », indique -t-il.

« J’ai lu dans quelques articles de presse le fait qu’il s’agissait de la première apparition en public du Président depuis dix mois. Depuis le mois de mars, le Président de la République a fait plusieurs apparitions en public : le 23 mars lors de son retour à Libreville, le 11 juillet à l’occasion d’une tournée en voiture de la capitale où il a salué de nombreux passants, idem le 27 juillet et enfin ce 17 août à l’occasion du défilé militaire. Il est important de rappeler que tout journaliste doit s’en tenir aux faits et non pas les tordre pour les faire correspondre à sa grille de lecture idéologique », poursuit-il.

Selon lui,« Cette parenthèse faite, j’en reviens au discours. Il s’agit du troisième discours du chef de l’Etat après celui des vœux à la nation le 31 décembre dernier et celui du 8 juin à l’occasion du dixième anniversaire de la mort de feu le Président Omar Bongo Ondimba (Notez, au passage, qu’en l’espace d’un peu plus de deux mois, le Président a tenu à rendre hommage, sans exclusive, à ses prédécesseurs, considérant, il est vrai, que
l’Histoire du Gabon est une et indivisible, insécable). Ce troisième discours, je disais, intervient dans un contexte où le Président est fermement aux commandes – je parle ici de réalité et non de fantasmes de quelques-uns . »

« Son agenda est très chargé – ai-je besoin de vous rappeler qu’entre les mois de mai et juin, il a reçu à Libreville une quinzaine de chefs d’Etat, ce qui constitue une partie seulement de son activité. Sur la forme ensuite. Ce discours, vous l’aurez remarqué est nettement plus long que le précédent. 9 minutes de plus que celui du 31 décembre, un peu plus de 4 minutes que celui du 8 juin. En effet, celui du 16 août approche les 12 minutes. Par ailleurs, comme chacun a pu le constater, le Président retrouve son aisance oratoire. Sur le fond enfin, ce qui est le plus important, c’est que le discours du Président a été très dense avec beaucoup d’éléments tangibles, très concret avec des objectifs assignés et des propositions formulées. J’y tiens, j’y viens en essayant, je le redis, d’être didactique dans un souci pédagogique », a -t-il confié.

Le premier point fondamental à relever dans le discours du Président est : « le développement territorial. Le Président a appelé à l’accélération de la décentralisation. Je me contenterais ici de le citer car les mots sont forts : l’égalité des chances doit s’appliquer aussi bien aux personnes qu’aux organisations et institutions du pays, quels que soient les lieux et les niveaux.Ces perspectives de développement ne doivent pas se limiter aux grandes villes. Il est de notre responsabilité, pour nous les dirigeants politiques, de nous préoccuper du sort de nos concitoyens de l’intérieur du pays. Quels que soient leurs lieux de résidence ou leurs origines, les Gabonais ont droit à des conditions de vie dignes comprenant l’accès à l’eau, au logement, à l’éducation, aux transports, à l’emploi», a -t-il ajouté

Ike Ngouoni a terminé avec son propos liminaire à l’instar du discours du
Président Ali Bongo du vendredi 16 août 2019 , qui selon lui, était long et dense dans son fond et sa forme.

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