Le Conseil national de la communication (CNC) monte au créneau. Le personnel (fonctionnaires et main d’œuvre non-permanente) de cette institution de régulation des médias sont entrés en mouvement de grève le 27 octobre dernier. Un bon nombre de conditions de travail demeure la cause principale de ce débrayage.

« Non réception des journaux donc, blocage des services car, le Conseil National de la Communication régule à travers la presse ; le (monitoring), la machine qui sert de contrôle des médias tant en radio qu’en télévision est complètement en pane depuis plus de huit mois », a expliqué un agent du CNC à notre confrère de Gaboreview.

L’interruption ou cessation soudaine de la fourniture des journaux au régulateur s’explique par la dette de six millions de francs CFA vis-à-vis du fournisseur depuis le mois d’avril. «Le CNC ne peut pas être incapable de payer une facture de six millions. Ce n’est pas possible quand on sait qu’on a une autonomie de gestion financière. Des redevances des radios, télévisions et d’organes de presse sont gérées par nous. On ne peut pas être en train de subir ce type de problèmes», révèle une source proche du dossier.

Dans ce contexte, les agent se pose par ailleurs la question de savoir  comment les conseillers-membres arrivaient encore à assurer le fonctionnement normal et équilibré . «Si les Conseillers-membres vont en plénières, c’est par rapport au travail fait par la direction générale de l’audiovisuelle et de la presse écrite. Tant qu’on n’a pas l’information à l’instant T, on ne peut pas réguler. On ne peut même pas prendre la décision de venir proclamer à une plénière que tel a été sanctionné. Ce n’est pas possible», dénoncent les agents.

Primes n’ont pas manqué d’être parmi les problèmes posées par le personnel du CNC. Depuis sept mois, en dehors des conseillers-membres et des conseillers techniques, les agents ne perçoivent plus leurs primes dont les montants vont de 100. 000 à 300. 000 francs CFA.

Or, un conseiller-membre touche au moins deux millions de francs CFA. «Comment concevoir donc qu’on paie, chaque fin de mois, ces Conseillers-membres et les Conseillers techniques et on est incapable de payer les 125 agents qui ne perçoivent que des miettes ?», s’exclame un agent.

Pour les grévistes, «il y a manque de volonté pour régler ces petits problèmes». D’autant que trois réunions ont été organisées par le président du CNC, Jean-François Ndongou, avant d’aller en vacances, pour s’enquérir de la situation. Mais jusqu’ici rien n’a été fait malgré les assurances du président de cette institution.

 

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