Brice Laccruche Alihanga, Directeur de Cabinet du Président de la République - @LenouveauGabon

Pourquoi le Fonds d’Initiative Départementale lancé au Gabon par le Président Ali Bongo Ondimba est-il si important ?

Les 20 et 21 avril 2018, SEM le Président Ali Bongo Ondimba se rend en province, dans le Haut-Ogooué, pour procéder au lancement officiel du Fonds d’Initiative Départemental (FID). 48 milliards de F CFA par an pour développer les 48 départements.

Cette mesure revêt une importance fondamentale – je vais vous l’expliquer – mais également une double dimension, d’ordre à la fois symbolique (1) et pratique (2).

1) En politique les symboles comptent. A travers le FID, plusieurs signaux sont envoyés :

– l’absolu respect de la parole présidentielle : cette mesure avait été annoncée, aux côtés d’autres déjà mises en œuvre (la gratuité de l’accouchement dans les structures hospitalières publiques pour les Gabonaises) ou en cours de réalisation (la réfection des établissements scolaires, l’électrification de l’arrière-pays, etc.), par le chef de l’Etat à l’occasion de ses vœux à la Nation le 31 décembre dernier. Promesse faite, promesse tenue donc après à peine plus de trois mois. Restaurer la confiance dans l’action publique, cela passe également par le fait de conforter la crédibilité de la parole présidentielle.

– une considération pour l’ensemble des Gabonais où qu’ils vivent : parce que la politique, c’est aussi manifester du respect et de la considération pour les citoyens, le FID envoie le signal que, pour le chef de l’Etat, le Gabon ne se limite naturellement pas à la capitale ou à quelques grands centres urbains. Le Gabon, c’est neuf provinces, 48 départements et des milliers de localités. Or, le Président Ali Bongo Ondimba entend bien apporter à tous les Gabonais, en tout point du pays, les moyens nécessaires au développement de leur territoire. Ce faisant, il sera possible de réduire la facture territoriale qui a eu tendance à s’accroître au Gabon ces dernières décennies.

2) D’un point de vue pratique maintenant, le FID permettra de relever plus efficacement le double défi de l’approfondissement de la décentralisation et de l’intensification du développement économique local. Ce, pour plusieurs raisons :

– son approche est pragmatique, au plus près du terrain : les projets locaux seront évalués et financés localement. Cette approche garantit le respect des priorités et des spécificités de chaque département. Ce qui est bon pour le Haut-Ogooué ne l’est pas forcément pour l’Estuaire, et inversement.

– des moyens financiers conséquents : à travers le FID, les 48 départements du Gabon disposeront chacun d’une enveloppe annuelle d’un milliard de francs CFA. Il s’agit d’un effort important. Par ailleurs, c’est la même somme qui sera alloué aux différents départements. Il s’agit donc aussi d’une mesure d’égalité territoriale.

– la confiance placée dans les acteurs locaux : l’Etat confie aux acteurs locaux la charge de développer, à ses côtés, leur territoire. C’est donc une manière de les responsabiliser. Au passage, les différents acteurs, quel que soit leur département, devraient partager leur expérience afin que les bonnes pratiques se diffusent partout.

– un nouveau mode d’action publique : le FID est l’une des manifestations du nouveau mode de gouvernance que le chef de l’Etat entend mettre en place au Gabon, orienté vers le sens des priorités, le concret et l’efficacité suivant le triptyque énoncé par SEM le Président de la République le 31 décembre dernier. Le moment est propice car, à la tête de l’administration gabonaise, de nouvelles figures ont été promues : des jeunes, des femmes, des personnalités issues de la société civile ou du secteur privé. Toutes sont dotées de grandes compétences et ont la volonté de « faire bouger les lignes ».

3) Enfin, reste sans doute l’essentiel. Si intéressant soit-il, le FID n’est qu’un outil au service d’un objectif, un moyen permettant d’atteindre une fin. Cette fin est double en réalité : approfondir la décentralisation (en faisant en sorte que les décisions se prennent au plus près du terrain) et accélérer le développement économique dans notre pays tout en le répartissant mieux sur l’ensemble du territoire.

Le FID a, en effet, vocation à soutenir les PME, les agriculteurs, les artisans et autres entrepreneurs dans chaque département du Gabon. Car ceux sont eux qui portent des projets de développement, créent des emplois, améliorent la qualité de vie des populations. Le FID permettra donc également, comme le rappelle souvent le chef de l’Etat, d’offrir à nos jeunes d’autres perspectives que celles d’avoir à quitter leur département d’origine pour venir travailler ou entreprendre dans la capitale ou les grandes métropoles urbaines.

Brice Laccruche Alihanga

Laisser un commentaire

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici