Dans le cadre des réformes récemment initiées par les autorités gabonaises, visant à réduire le train de vie de l’Etat, le Ministre de l’Agriculture envisage de réduire l’importation de certaines denrées alimentaires. Il s’agit aussi de mettre en place un programme de développement local d’élevage et de culture, privilégiant ainsi la production nationale.

Selon les autorités gabonaises, notre pays consacre près de 824 milliards de francs CFA sur une base annuelle, dans l’importation des denrées alimentaires; principalement le riz, le poulet de chair et le porc. Une problématique que le Ministre de l’Agriculture s’engage à résoudre, en procédant à la réduction de ces importations, puis en mettant en place des stratégies de développement des filières d’élevages et de cultures.

« J’accorde une attention toute particulière aux filières permettant de produire ces trois produits » a-t-il indiqué. Optant pour la valorisation des produits locaux, Biendi Maganga Moussavou a déclaré que « nous sommes actuellement en train de mettre en place des programmes qui devraient porter leurs fruits assez rapidement, pour pouvoir développer une filière porcine qui soit dynamique et qui agglomère l’ensemble des petits producteurs du pays ». Un projet qui aura également pour objectif de générer de l’emploi et d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

La même procédure de développement sera également adaptée non seulement pour la filière de poulet de chair, mais aussi celle du riz. « Je suis convaincu de la réussite de ce projet. Car, ce sont des filières qui ont des cycles courts. Donc, qui permettent en un temps court de pouvoir avoir de la production. Mais pour en arriver là, il est primordial d’arriver tout d’abord à convaincre des investisseurs privés ou des bailleurs de fonds, puis d’adapter notre cadre législatif et réglementaire pour qu’il soit plus incitatif et attractif», a-t-il avancé.

Daisy Ntongono

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