Selon un communiqué du ministère de la Justice rendu public ce 22 mai 2020, le détenu Brice Laccruche Alihanga « a été découvert allongé avec plusieurs entailles le long des deux avants bras. La précédente ronde, moins de 2 heures plus tôt, n’avait révélé aucune anomalie. Il a été retrouvé à ses côtés une boîte de conserve faisant partie du stock alimentaire qu’il gardait dans sa cellule, dont le couvercle avait été retiré pour cet acte. Il était parfaitement conscient et pouvait s’exprimer sans difficulté ».

De sources judiciaires; l’éphémère ministre aurait volontairement tenté d’engager son pronostic vital pour espérer obtenir une évacuation sanitaire vers la France, sa deuxième patrie,  où il a déjà vainement essayé d’instruire son dossier judiciaire, avec l’aide de son conseil français, il y’a quelques mois.

Son projet n’aura malheureusement pas prospéré; l’ancien directeur de cabinet a été rapidement pris en charge et son état très vite stabilisé: « les agents ont immédiatement alerté les services de santé de la prison qui lui ont très rapidement apporté les soins de premiers secours appropriés. Il a ensuite été transféré à l’infirmerie pour y recevoir un traitement médical approfondi (nettoyage, désinfection, suturation des plaies et sérum antitétanique). Un repas lui a ensuite été servi », précise le communiqué.

Il faut dire que si le très controversé ex-directeur de cabinet aurait réussi l’exploit d’être évacué en France où, d’après les mêmes sources, il aurait préalablement pris le soin, avec ses avocats, de mettre en place un dispositif pour exclure tout retour au Gabon afin d’être jugé, il se serait définitivement soustrait à la justice gabonaise.

Arrêté le mardi 3 décembre, Brice Laccruche Alihanga avait été placé sous mandat de dépôt le vendredi 13 décembre pour « malversations financières, détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux en bande organisée, concussion de faux et usage de faux ».

Patrick Montalier

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